Nous partageons les convictions de M. Pascal BALMAND, Secrétaire Général de l'Enseignement Catholique :
Les propositions partent des enfants et des jeunes, dans leur diversité croissante, et privilégient pédagogie et formation, en appelant principalement à l’assouplissement et au décloisonnement des parcours. « Pour servir la croissance des jeunes, l’école s’appuie sur des adultes responsables, acteurs d’une relation éducative confiante et bienveillante, capables à la fois d’exigence et d’audace ».
La communauté éducative où grandit l’élève se situe donc au cœur de l’organisation du système éducatif ; voilà pourquoi l’Enseignement catholique en appelle à une autonomie des établissements, à une organisation du système éducatif moins centralisée, à « un passage à la culture du contrat, plutôt qu’une culture de la circulaire » : elle permet que le projet de l’établissement se développe de manière autonome tout en se référant à des objectifs partagés avec la puissance publique.
Comment prendre mieux en compte les besoins scolaires réels, et y répondre pour de nombreuses familles, et pour les attentes des territoires concernés ? Offre plus adaptée aux élèves, mixité sociale et scolaire, présence scolaire renforcée dans les périphéries marginalisées, dans les zones urbaines ultra denses ou les zones rurales délaissées...
Une conviction profonde  : l’égalité véritable exige la diversification ; le commun se fonde sur le pluriel. « Parce que chaque élève est unique, l’acquisition d’un socle commun passe nécessairement par la différenciation », et « la diversité scolaire, sans uniformité contraignante, permet d’atteindre les objectifs d’un commun partagé ».
Un plaidoyer pour la diversité scolaire, donc, et pour un système scolaire empreint de pluralisme. « Le pluralisme scolaire n’est pas une option idéologique, c’est le choix d’une méthode, avec une culture de la liberté et une pratique développée de la subsidiarité ».

 

L'équipe pédagogique de l'école Marie Rivier est mobilisée autour d'un projet éducatif au sein duquel rayonne le respect de l'enfant dans toutes ses dimensions...

 

  • Accueillir chaque enfant sans discrimination et dans le respect des consciences.
  • Permettre à chaque enfant de se sentir connu, reconnu, entendu, compris.
  •  Amener chacun à la réussite :
    - en proposant des pédagogies différenciées
    - en prenant en compte et en valorisant les compétences de chacun
  • Contribuer à la découverte et au développement de sa personnalité :
    - en favorisant l'acquisition progressive de l'autonomie et la prise de responsabilité
    - en suscitant l'éveil et l'épanouissement intellectuel, physique et intérieur
    - en proposant de découvrir un cheminement spirituel
  • Ouvrir l'élève sur le monde qui l'entoure et sur l'Autre :
    - en favorisant les échanges et les rencontres
    - en le sensibilisant à la notion d'acceptation et de respect des différences.

 

« Il appartient à chaque chef d'établissement d'anticiper l'école de demain, de ne pas se contenter d'appliquer des réformes mais de créer pour apporter des réponses adaptées sans oublier que seul celui qui aime est capable d'éduquer. Notre devoir est d'accompagner l'enfant le plus démuni. »

(Jean-Marie Forestier, directeur diocésain de l'Enseignement Catholique, 1994-2004)

 

 

Le chef d'établissement, les enseignants, les parents (A.P.E.L.), les gestionnaires (O.G.E.C.), le prêtre du village (M. l'Abbé André Rouzeyre), ont défini ainsi le caractère propre de notre établissement : une école au service des jeunes et de la vie...

 

« L'école catholique n'est pas neutre, elle se veut au service de l'Homme : école de la Liberté, c'est à dire ouverte aux perspectives du libre débat qui éduque la réflexion, le discernement et le libre choix. »

(Thérèse Vayssier, conseillère pédagogique du diocèse de Mende)

 

« BONHEUR... QUI ES-TU ? OÙ TE CACHES-TU ? »

« Il était une fois hier aujourd’hui et demain,

Une belle histoire douce comme un refrain.
Le refrain d’une chanson qui renaît chaque matin,

La douceur d’un instant quand on s’en souvient ! »

(Les petits chanteurs de Marie Rivier

 

Mme Audrey AMIGUES (psychologue clinicienne) et le Père François DURAND (administrateur diocésain) ont animé les deux soirées-débats proposées par l'école privée Marie Rivier sur le thème de « la quête du bonheur ». Tous deux ont éclairé avec justesse les débats de ces rencontres qui réunissaient des familles, des enseignants (es) – éducateurs (trices), des chefs d'établissements.

« Pour un enfant, le bonheur doit être instantané ! Le NON que lui oppose parfois le monde des adultes peut être vécu comme une frustration. L'opposition qui résulte de cette frustration l'investit sur l'élaboration de stratagèmes divers dans lesquels il construit les esquisses d'un raisonnement. Il grandit. L'adulte doit maintenir le cap et expliquer le bien fondé de ses décisions. Accepter de renoncer aux futilités permet de construire sereinement et progressivement la notion de bonheur. »
(Audrey AMIGUES)

Ainsi, atteindre les objectifs qui permettent de nous rendre véritablement heureux, demande parfois du temps mais exige surtout d'inscrire cette quête au cœur de l'humanité.

« Je suis comme tout le monde, je ne ressemble à personne. » (Paul Valéry)

Nous ne vivons pas seul sur cette planète ! Existe-t-il vraiment un idéal ? Quoiqu'il en soit, seul l'espoir peut nous permettre d'atteindre cet idéal. Croire que le bonheur existe demande ainsi de se tourner vers la lumière.
Et si nous considérions enfin notre regard, notre écoute, notre bienveillance comme une source de lumière pour autrui. Quand l'obscurité envahit notre chemin, ce serait une erreur de penser que personne ne peut nous aider à franchir les obstacles qui heurtent notre sérénité.

« Etre heureux c’est reconnaître que la vie vaut d’être vécue, malgré tous les défis, les malentendus et les périodes de crise. Être heureux n’est pas une fatalité du destin mais une victoire pour ceux qui sont capables de voyager dans leur être. » (Pape François)

Nous avons ainsi essayé de répondre à la question suivante : « Comment promettre l'espoir à nos enfants, à nos proches... dans cette société où la perte de repères fait souvent barrage à la lumière et entrave ainsi la quête du bonheur ? »

Peut-être la réponse réside-t-elle, tout simplement, dans la spontanéité de l'enfance et dans notre capacité à nous émerveiller de ces petites choses du quotidien. Ces petites choses qui semblent parfois illusoires voir imperceptibles à l’oeil nu.

 

« On ne voit bien qu'avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ! » (Antoine de Saint Exupéry)

Chaque instant, quand il est vécu à sa juste valeur, demeure primordial dans l’assemblage du grand puzzle qui nous (pré)occupe chaque jour.

« Nous vivons dans un monde très cartésien qui attend une réponse immédiate à tout. L’homme exige la perfection, la performance, comme si tout était prédéterminé... On ne peut pas tout résoudre et tout percevoir dans l’instant. Il faut se donner une perspective. Le but recherché doit être beaucoup plus loin, beaucoup plus fort. C’est le contraire d’une gestion dans l’urgence. On gagne toujours à ouvrir un espace-temps.»

(Père François DURAND)

Il ne s’agit pas de dégrader l’importance du rêve mais plutôt d’éveiller la conscience de chacun(e) sur la subtilité des événements qui habillent notre vie à l’instant « t ».

« Le jour où je vais disparaître, j'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir.

Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a. On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre. » (Olivier de KERSAUSON)

Tout a du sens. Et tout prend sons sens quand on prend le temps de regarder autour de soi et d’exister pour ce que l’on est et non pas pour ce que l’on voudrait être.
Vivre pleinement le présent, c’est donner du sens à ce que nous sommes, à notre façon d’appréhender les épreuves et d’accueillir les joies, et ainsi faire confiance à celui (celle) que nous deviendrons.

«Le bonheur, c’est tout petit, si petit que, parfois, on ne le voit pas. Alors on le cherche, on le cherche partout. Il est là dans l’arbre qui chante dans le vent, dans le regard de l’enfant, le pain que l’on rompt et que l’on partage, la main que l’on tend. Le bonheur, c’est tout petit, si petit que, parfois, on ne le voit pas. Il ne se cache pas, c’est là son secret. Il est là, tout près de nous, et parfois en nous. Le bonheur, c’est tout petit, petit comme nos yeux pleins de lumière et comme nos cœurs pleins d’amour.» (Mère Térésa)

Je ne suis pas celui que je deviendrai, je suis celui que je suis devenu...
Les empreintes laissées par mes pas ancrent mon passage dans le présent.

 

NOS CONVICTIONS

 

« Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genou pour aider un enfant » (Pythagore)

 

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